Un mot est entré dans la Vox Populi : UBERISATION.

Passez-moi ce
copié-collé, mais ces quelques phrases indiquent précisément qui est ce nouvel
« ennemi » que nous devrons affronter. Et une fois n’est pas coutume,
le patronat tel qu’il existe encore aujourd’hui se retrouve lui-aussi en péril.
Si pour les
employeurs ces nouveaux venus deviennent plus que concurrentiels, de par leur
non-respect, entre-autres des codes et taxes en vigueur, pour les employés et
par conséquent les syndicats, l’apparition de ce nouveau type de fonctionnement
s’apparente à une pluie acide qui dissout tout sur son passage. Droits des
travailleurs, conventions collectives, existence même du syndicalisme. Ils ne
respectent RIEN et mettent en péril les droits acquis et en vigueur dans les
entreprises mises en difficulté.
Pourtant la
société n’a pas attendu aujourd’hui pour voir apparaître les prémices de cette
gangrène. Observons nos professions respectives. Cela a parfois été dû aux
avancées technologiques. Il n’y a pas si longtemps, dans l’industrie graphique,
une belle partie du portefeuille-client consistait à l’impression des
enveloppes, des en-têtes de lettre ou cartes de visites. Aujourd’hui avec
l’avènement des imprimantes à bas-pris, n’importe quelle entreprise peut, sans
l’aide de quiconque, s’auto-suffire. Et vous savez mieux que quiconque, dans
vos métiers, les dégâts que vos professions ont endurés. Le domino des
nouveautés est inarrêtable. Du livret de récépissés orange au bureau de poste
au paiement eBanking, que de changements et de dégâts. Une anecdote : lors
de la contraction d’un petit leasing il y a deux mois, la banque en question me
conseillait vivement de faire mes paiements via eBanking, les règlements par le
bureau de poste seraient surtaxés. Ou encore la fermeture, parmi tant d’autres,
du bureau de poste de l’hôpital de Sion a démontré, s’il le fallait encore,
l’agonie du Service public. Du cynisme à l’état pur.
UBER ou AIRBNB
n’ont naturellement rien à voir avec ces derniers exemples, mais ils provoquent
le même genre de dégâts. Et notre axe de défense doit être le même. Consolider le
taux de syndicalisation, et obliger ces nouvelles entreprises à respecter leurs
travailleurs. Les moyens de lutte, nous les connaissons. A nous de jouer…
NO
PASARAN !
Jean-Pierre Bodrito
Edito du bulletin "Poste Vaud et Valais" - décembre 2016
Edito du bulletin "Poste Vaud et Valais" - décembre 2016
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